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    L'âgisme : le mépris de l'âge


    L'âgisme : le mépris de l'âge

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    L’âgisme définit toutes les formes de discrimination, de ségrégation et de mépris fondées sur l’âge.

    Initialement, ce terme fut proposé par le gérontologue Robert Butler en 1969 pour désigner les discriminations touchant les personnes âgées. Aujourd’hui ce terme est employé pour toute personne victime quel que soit son âge.

    L’âgisme : définition

    Butler définissait l’âgisme « comme profond désordre psychosocial caractérisé par des préjugés institutionnalisés, des stéréotypes, et l'établissement d'une distance et/ou d'un évitement vis-à-vis des seniors ». (1978)

    L’âgisme s’est construit sur la crainte de perdre sa beauté ou sa performance. Robert Butler, par ce terme, voulait alerter contre cette discrimination envers les personnes âgées et cette tendance des sociétés occidentales à valoriser la beauté, force et performance.

    L’âgisme au quotidien

    L’âgisme se manifeste par :

    • La discrimination visant à exclure les personnes âgées
    • Des attitudes et des préjugés
    • Des pratiques institutionnelles perpétuant les stéréotypes sur la base de l’âge

    L’impact de l’âgisme est également perceptible dans les soins aux personnes âgées. Selon les études, les personnes âgées sont victimes de sous-diagnostique avec une négligence dans les soins, un isolement, un non-soulagement des douleurs ou sa non-évaluation.

    L’image véhiculée par les médias concernant les personnes âgées a un réel impact dans notre société. Les seuls à apparaître sont les ceux vivant en EHPAD, autrement les seniors sont absents des médias. L’EHPAD est considéré comme le lieu où on termine sa vie.

    Les personnes en pensant à la vieillesse font un lien direct avec la maladie. Dès lors, la crainte naît autour de la dépendance, de la perte d’autonomie ou encore des maladies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

    Quelques exemples de l’âgisme

    Selon l’Observatoire de l’âgisme, l’âgisme est pour l’âge ce que le sexisme est au sexe ou ce que le racisme est aux races.

    A l’instar de certaines formes de racisme, l’âgisme repose sur des stéréotypes et des caricatures tels que « les vieux sont tous conservateurs ». Parmi les phrases propagées, il est dit :

    • "Toutes les personnes âgées sont pareilles"
    • "Les problèmes de santé sont inévitables avec l’âge"
    • "Les personnes âgées sont un poids pour l’économie, pour le système de santé"

    Aujourd’hui, avec le développement des nouvelles technologies, nous sommes confrontés à l’âgisme numérique :

    • "Les personnes âgées ne seraient pas capables d’apprendre"
    • "Les personnes âgées auraient peu de choses à enseigner aux plus jeunes sur les sujets de communication et médias"

    Nous trouvons ce mépris de l’âge dans :

    • Le milieu de l’emploi
    • L’accès à la formation continue
    • L’accès à certaines aides. Une personne handicapée de plus de 60 ans disposera de moins d’aides qu’une personne handicapée de moins de 60 ans
    • L’accès à certains soins comme le fait que le temps d’attente serait beaucoup plus long aux urgences pour les personnes très âgées

    Le vieillissement fait partie de la vie, le mépris de l’âge, l’âgisme poussent certaines personnes à nier leur âge.

    Lutter contre l’âgisme

    En 2016, la journée internationale des personnes âgées était placée sous la thématique « Prendre position contre l’âgisme ».

    Le nombre de personnes âgées va en hausse, de sorte que les pays en développement compteront pour la grande majorité des personnes âgées d’ici quelques années.

    Crée en 2008, l’Observatoire de l’âgisme est un collectif regroupant des associations, des médias, des chercheurs, des personnalités, rassemblés pour réfléchir à l’âgisme et lutter contre les discriminations liées à l’âge.

    Les conséquences de l’âgisme sur la santé

    Les études scientifiques disent que les personnes âgées ayant des attitudes négatives vis-à-vis du vieillissement pourrait vivre 7.5 années en moins que ceux ayant des pensées positives.

    L’âgisme pourrait provoquer un stress cardiovasculaire, réduire le sentiment d’auto-efficacité et réduire la productive.

    L’OMS rappelle que “l’âgisme peut avoir un effet auto producteur en développant chez les personnes âgées des stéréotypes d’isolement social, d’affaiblissement physique et de déclin cognitif, du manque d’activité physique et de fardeau économique”.

    Les actions menées contre l’âgisme

    En France, les articles 225-1 à 225-4 du Code pénal décrivent la pénalisation de l'âgisme liée : à la consommation d'un bien ou service ; à l'exercice d'une activité économique ; ou au marché du travail et du stage.

    Pour lutter contre l’âgisme, il faut une meilleure connaissance du vieillissement , et ce, par toutes les générations.

    Quelques idées d’actions :

    • Campagne de communication et d’information pour faire face aux idées reçues et offrir une meilleure compréhension du vieillissement (dans les médias, en entreprise, dans les collectivités)
    • Publication de témoignages
    • Diffusion de chiffres
    • Mener une politique éducative sur l’avancée de l’âge. Éduquer sur le vieillissement c’est aussi rappeler que beaucoup de personnes vivent dans de bonnes conditions de santé. Le vieillissement n’implique pas nécessairement une altération de la qualité de vie. Seuls 17% des personnes âgées de plus de 80 ans sont dépendants.

    L’OMS propose également d’adopter des lois contre l’âgisme et de s’assurer que les médias diffusent une vision équilibrée du vieillissement.

    Le 27 février des personnalités ont publiés leur charte européenne de l’avancée en âge pour plaider la cause des aînés :« Lutter contre l’âgisme comme processus de discrimination et de stigmatisation ».Cette initiative regroupe des médecins, universitaires, responsables d’associations, personnalités engagées.

    La dépendance sera un enjeu ses prochaines années mais aussi l’espérance de la vie. Il donc important de relever le défi du Grand Âge, notamment mener par le Ministère de la Santé et des Solidarités et d’accorder sa place aux personnes âgées dans nos sociétés.

    Lutter contre l’âgisme est un moyen d’améliorer les conditions de vie des personnes âgées.

    Lutter contre l’âgisme c’est bousculer les idées reçues ancrées, faire changer les regards sur l’avancée de l’âge, défendre les droits de chacun.

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